Le député a contribué aux travaux en présentant une proposition documentée de Stratégie nationale de lutte contre l'orpaillage illégal. Son point de départ : malgré les efforts importants engagés depuis plusieurs années, le nombre de sites clandestins actifs continue d'augmenter. Selon lui, l'enjeu n'est donc pas seulement de renforcer la répression, mais d'en repenser l'économie et les cibles.

Sa proposition repose sur un changement de doctrine articulé autour de cinq axes : capter l'or, formaliser les acteurs, désorganiser les réseaux de financement, mieux surveiller le territoire et empêcher la reconstitution des sites. L'idée centrale est de déplacer progressivement l'effort du creuseur, facilement remplaçable, vers ce qui fait vivre durablement l'économie clandestine : le financement, les engins, les circuits d'achat et les débouchés de l'or.

Pour le député, l'orpaillage illégal dépasse l'enjeu minier et environnemental. Il est devenu une question de souveraineté économique, de sécurité nationale et de maîtrise des ressources. L'ambition doit être que l'or extrait du sous-sol ivoirien contribue davantage au développement de la Côte d'Ivoire et de ses populations.

Comme il le résume : il ne suffit plus de démanteler les sites, il faut assécher la rente qui permet leur reconstitution.